Catherine De Wolf et Etienne Klein : le monde de demain

2 articles récemment lus dans la newsletter de Soon Soon Soon me donne matière pour réagir : Etienne Klein , lors de la Up conférence, dit : « La société n’imagine plus son futur, elle n’a pas de projet collectif. De ce fait, aujourd’hui, l’innovation est mise en avant pour elle-même. L’idée est d’innover pour innover, et non pour remplir un objectif. Or il faut donner une finalité à l’innovation, sinon elle est mortifère. Il est nécessaire d’avoir un imaginaire. »

Le futur de notre société, le projet collectif en mesure de la mobiliser, passe de manière certaine par la protection de notre planète. Catherine De Wolf, ingénieur architecte au MIT, l’appelle écologie.

Peu importe les termes employés, l’essentiel consiste à concentrer toutes ces belles énergies créatives humaines vers l’action !!!

 

 

 

 

La fabrication relocalisée du jean en France : un exemple concret et rentable

Jeeconomie circulaire vous invite à regarder la présentation de la société 1083, fabricant de jean et chaussures écologiques par son fondateur, Thomas Huriez, pour comprendre simplement, chiffres à l’appui, pourquoi la relocalisation en France est tout à fait rentable. Et en bonus, vous découvrirez sa dernière idée de transformation de l’économie linéaire du jean en économie circulaire !

 

 

L’économie mondiale à trois vitesses

La mutation de notre monde est en route : l’article de Steve Denning, auteur de plusieurs livres sur le leadership dans l’entreprise et le management de la connaissance, décrit très simplement les trois économies qui cohabitent actuellement dans le monde, leurs buts respectifs et l’avenir de chacune d’elles : Economie Traditionnelle, Capitalisme Financier et Economie Creative. Cette dernière va prédominer dans les prochaines années! L’intégralité de l’article est ici.   L’Economie Creative vous séduit-elle ?…….

Les solutions simples pour compenser le gaspillage d’énergie des data centers

James Glanz, journaliste spécialisé dans les Sciences au New York Times , a chiffré, dans son article publié en septembre 2012 « Internet, un danger pour la planète », les énormes quantités d’énergie consommées par les data centers pour offrir à chaque utilisateur de l’Internet, à toute heure du jour et de la nuit, les informations qu’il recherche. Il détaille les raisons pour lesquelles l’avenir de ses serveurs ne sera pas remis en question de sitôt : forte demande d’accessibilité permanente des données par les utilisateurs de l’Internet, meilleure planification et meilleure rentabilité de l’achat et de la revente d’électricité par les fournisseurs d’électricité, car les besoins des data centers sont essentiellement concentrés pendant la journée ( ils peuvent alors revendre la nuit l’électricité achetée mais non consommée par les data centers ). Article pas vraiment optimiste !

De prime abord, on peut se dire que le consommateur final est vraiment un enfant gâté et qu’il est le premier ennemi de son écosystème. Mais les immenses avancées que nous ont permis l’Internet en matière d’échanges d’information, de partage de connaissances, d’ouverture sur le monde et de transparence nous feraient presque oublier cette gabegie d’énergie et l’inefficience de cette industrie.

Le client est roi !

Alors, en attendant de trouver une autre solution plus pérenne, pourquoi ne pas chercher à valoriser toute cette chaleur produite pour rien ! On chaufferait de l’eau pour alimenter le chauffage des bureaux, des usines et des habitations publiques et privées, pour la piscine municipale, on ferait pousser des plantes dans des serres, on nettoierait des locaux…..

Certains y ont déjà pensé, mais ça n’est pas encore généralisé.  planche-datacenter-celeste

 

En agissant de la sorte, on met en application concrètement la raison d’être de toute forme de vie sur terre : dissiper l’énergie. François Roddier, astrophysicien et spécialiste de la thermodynamique de l’évolution, nous explique simplement que l’objectif de la vie sur terre est de dissiper l’énergie en la transformant en chaleur. Cela en évitant que le phénomène ne s’emballe : il ne doit pas y avoir surchauffe au risque de voir disparaître la vie.

Tout système naturel maitrise ce risque en favorisant le transfert de cette chaleur produite vers des zones froides : les geysers, les tempêtes, le Golf Stream, ou encore les végétaux qui absorbent l’énergie solaire pour se développer et produire des sucres grâce à la photosynthèse ; et si on recherche des exemples plus proches de nous, les jeunes enfants qui crient et courent dans la cour de l’école pendant la récréation pour évacuer toute l’énergie qu’ils ont accumulé pendant le cours, ou encore les crises économiques.

Avez vous d’autres idées pour utiliser toute cette énergie gaspillée par les data centers ?

 

 

EmpathiCITY, Making our City Together

En ouverture de la Biennale du Design de Saint Etienne s’est tenu le colloque EmpathiCITY, Making our City Together réunissant le réseau Unesco des 11 Villes créatives de design. L’Unesco fait ainsi le lien entre culture et développement, démontrant que le développement n’est pas qu’économique.

Assurément le changement viendra des villes et des collectivités. Leurs élus vivent les embarras provoqués par les embouteillages, la pollution et chaque année, le classement des villes dans lesquellles il est le plus agréable de vivre est l’un des marronniers de la presse. Bravo à la ville de Saint Etienne dont le Design manager, au même titre qu’un responsable qualité ou juridique « pense » design et donc ergonomie, éco-conception et esthétique dans tous les projets de la ville. A Saint Etienne, le skate park est concu avec les skateurs, l’école avec les enfants et les enseignants, etc.

Très inspirés du livre de Jérémy Rifkin « Une nouvelle conscience pour un monde en crise ; vers une civilisation de l’empathie », les expériences présentées lors de ce colloque avaient en commun d’avoir été réalisées avec les habitants des quartiers, et de faire mieux avec moins. Ca semble une évidence mais procède-t’on si souvent ainsi ?

La thématique EmpathiCITY, Making our City Together est déclinée pendant toute la Biennale sur une exposition où l’on retrouve entre autres :

  • Les ateliers Satorilab avec les détenues de Buenos Aires
  • les anecdotes de voisinage de Montréal ;
  • les tabourets/sac à dos de Beijing ;
  • La cartographie participative de Graz
  • Le code signalétique Ability Bib créé à Kobe par Yusuke Kakei permettant de repérer les compétences des bénévoles lors d’une catastrophe telle qu’un tremblement de terre.

Yann Moulier-Boutang a conclu le colloque en réaffirmant quelques vérités qui restent bonnes à dire :
– la culture est la base des solutions.
– seule l’innovation à chaque niveau de la société permet la résilience.
– le design consiste aussi à reconcevoir des objets intégrant des services en inventant de nouveaux modèles économiques (cf les smartphones qui servent à tout … et un peu à téléphoner).
– le design n’est pas un plan masse imposé d’en haut mais une démarche obligeant à accepter sans condescendance que les usagers soient les mieux placés pour imaginer, tester et juger les innovations.

Y. Moulier-Boutang terminait en posant la question des « Big Data », ces gigantesques bases de données qui sont le nouvel eldorado des entreprises alors qu’un autre modèle pourrait être : open data, open knowledge, open source (à ce sujet voir le projet « Mes infos » menées par la FING qui préconise le partage de ces données).

 

Crédit photo : Parallel Lab
Crédit photo : Parallel Lab

 

 

Crédit photo : Satorilab
Crédit photo : Satorilab

Le polymère de cacahuète, successeur du bois composite

le polymère de cacahuète successeur du bois composite

Le cacahuètomère, en voila une innovation futée qui illustre parfaitement le potentiel de l’économie circulaire. Un nom surprenant mais sympathique, immédiatement retenu pour une communication efficace … lire la suite ici.