Des entrepreneurs locaux qui conjuguent économique et écologique avec succès et bonheur

Le professeur Gilles Boeuf , récemment interviewé par l’Institut Inspire, place l’Entreprise au coeur des changements que nous devons entreprendre pour régler les problèmes environnementaux actuels. La clé de voute pour réussir est, selon lui,  » une union étroite entre chercheurs, ingénieurs et entreprises  » et plus simplement encore  » l’Humain « . Nous partageons cette idée au sein de l’agence. Pour illustrer cette notion, vous montrer que l’économique peut rimer avec écologique, et surtout que ce mariage est source de plaisir et d’innovations sans cesse renouvelées pour l’homme, voici la présentation de 2 entrepreneurs locaux que j’ai rencontré à l’IRCE lors de la clôture d’une de leurs formations. Maximilien Piteau, le fondateur de la société Avenir Bois Construction, propose des constructions en ossature bois d’origine locale et uniquement locale ! Il vous explique très vite que les bois exotiques, ça ne l’intéresse pas du tout car il ne veut pas que ces enfants lui reprochent d’avoir détruit la planète. Maximilien mettra toute son énergie pour convaincre ses clients et trouvera toujours les bons arguments et un bon compromis pour ne pas déroger à cette règle. Son équipe est d’ailleurs un moteur infaillible et une ressource sans limite d’ingéniosité et de plaisirs partagés : c’est en créant de nouveaux outils pour répondre aux particularités et à la complexité d’un chantier que son équipe se motive. Un cercle vertueux et une belle alchimie ! Philippe Million, le gérant de la société Everest Isolation, cherche à diversifier les matériaux qu’il utilise pour isoler les bâtiments de ses clients non seulement par souci de rentabilité mais aussi pour assurer la pérennité de son approvisionnement et proposer des produits de plus en plus performants. Aucune notion écologique dans tout ça pour l’instant ! Philippe propose les produits isolants classiques comme la laine de verre minérale et la laine de roche pour leurs propriétés isolantes. S’il propose la fibre de bois et la ouate de cellulose, c’est d’abord parce que leurs performances sont encore meilleures que les deux premiers isolants et qu’elles sont plus adaptées aux techniques de pose employées par sa société. Il utilise l’argument écologique dans un second temps : pour les deux premières, elles sont fabriquées à partir de sources minérales naturelles abondantes et recyclables à l’infini. Pour les deux autres, le bois et le papier recyclé nécessitent en plus peu d’énergie pour les fabriquer. C’est parce que Philippe est curieux, qu’il n’a pas peur de découvrir de nouveaux horizons, qu’il réussit à allier économie et écologie. Il teste de nouveaux isolants comme la laine de mouton, les vêtements usagés ou les déchets de la distillation de lavande, qu’il trouve facilement dans son environnement local. En y regardant de plus près, et en guise de conclusion, c’est la Nature qui leur propose la meilleure solution ! On peut dire que la démarche de ces deux entrepreneurs est totalement biomimétique !………….

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *