Les algorithmes, arme de destruction massive du XXIème siècle

Le Big Data est le nouvel eldorado de l’économie mondiale numérisée et nous promet une vie plus facile et meilleure.
Mais, comme le note Hubert Guillaud de la FING dans son article  » les algorithmes doivent rendre compte de leurs impacts » , « le Big Data est avant tout un monde de boîtes noires ».
N’oublions pas que toute économie ou toute société n’est solide et pérenne qu’à travers la confiance entre un acheteur et un vendeur, entre un citoyen et un autre citoyen. On le voit à travers l’essor actuel de l’économie collaborative.
Les controverses, puis les procès, ne vont pas tarder à poindre leur nez  !!!!!

 

La transformation du capitalisme

Le capitalisme multiforme est une nouvelle fois en phase d’adaptation.

Il faut lui reconnaître une exceptionnelle capacité d’évolution qui explique pour beaucoup son apparente victoire par KO sur tous les autres systèmes économiques.

Les potentialités dégagées par les innovations et les défis qui se présentent (mondialisation – fin des énergies fossiles – réchauffement climatique – démographie – Interconnexions) touchent toutes les structures quelles que soient leur taille, leur localisation, leur activité, leur positionnement. La question n’est plus : « faut-il plonger dans l’océan des changements à venir mais plutôt comment nager ? »

Historiquement, le capitalisme a d’abord été familial, puis industriel ; il est devenu transcontinental et financier.

Ainsi que le démontre André Gortz[1], la séparation du travailleur et de son outil de travail, la division du travail, qu’elle relève du taylorisme ou des soviets, est à l’origine de la surproduction et de la surconsommation.
–   Surproduction car chacun n’a plus la conscience de l’entièreté de son « ouvrage ».
–   Surconsommation car les produits achetés deviennent de nouveaux repères qui nous positionnent sociologiquement les uns par rapport aux autres.

Daniel Cohen a expliqué le stade ultime de la division du travail. Les fonctions de l’entreprise sont maintenant éclatées dans le monde poussant à son maximum la perte d’identité des entreprises qui ne font plus chacune que des « morceaux de valeur ajoutée ». Le bureau d’étude est dans un pays, la fabrication dans un autre, le service consommateur dans un 3ème sans que l’ingénieur ne croise plus le responsable RH ou l’ouvrier ou le service après-vente.

Cette analyse concerne beaucoup et de très grandes entreprises dont les marques nous sont familières. Pourtant, il est difficile et réducteur de parler des entreprises en général. Qu’ont de commun celles dirigées par des fonds d’investissement, filiales de filiales, dont les salariés connaissent à peine ceux qui les dirigent, et celles qui composent le capitalisme patrimonial.

Les dirigeants des premières ne sont que de passage, quelques années le temps de prendre ce qui est à prendre puis de revendre l’entreprise par appartement. (Le départ de Michel Bonnet, pdg d’Alcatel Lucent, en est l’exemple type.)

Les secondes ont un seul objectif, qui supplante tous les autres, la pérennité …. Ce qui est l’opposé de l’immobilisme.

Ainsi, selon le principe Darwinien de sélection des espèces, ce ne sont pas les entreprises les plus grosses ni les plus rapides qui survivront mais celles qui sauront s’adapter au nouveau monde.

Quand il n’est pas étranglé par des donneurs d’ordre, le capitalisme dans sa forme patrimoniale dispose intrinsèquement des ressorts nécessaires à l’évolution. Ces mêmes ressorts, ces mêmes méthodes pratiquées maintes fois permettent de nouveau à ces entreprises de créer de nouveaux produits ou services, d’imaginer de nouveaux modèles économiques pour survivre à la 3ème révolution industrielle.

Cette recherche de pérennité amène des comportements très « durables » qui trouvent leur pendant dans le monde du vivant :
–   Optimiser plutôt que maximiser
–   Evoluer en permanence mais éviter les changements brutaux
–   Collaborer plutôt que combattre
–   Rentabiliser toute dépense
–   Ne consommer que ce dont on dispose
–   Faire des réserves en prévision des temps difficiles
–   Etre multitâche
–   Collaborer
–   Grandir ensemble
–   Réutiliser

Le capitalisme va survivre, sous une nouvelle forme, que nous voyons biomimétique pour que l’économique soutienne le social et l’environnemental.


[1] André Gortz « Ecologica »

L’humour est-il la meilleure façon de sensibiliser le public aux questions d’écologie ?

Protea Celia

 

Emotion et répétition sont les deux ingrédients indispensables à la mémorisation d’un message et à l’évolution des comportements. L’émotion peut-être dans la menace, la crainte de ce qui nous attend ou dans le rire, la joie. Dans les 2 cas, c’est le sens de l’urgence qui doit être compris …… A la différence près que c’est plus agréable de comprendre en souriant ! Ce n’est sans doute pas un hasard si cette campagne est née en Asie.

En Chine, une superficie grande comme 2 fois la France est devenue tellement irrespirable que l’on envisage de créer des villes sous cloche rassemblant les conditions climatiques de la méditerranée avec soleil garanti (là bien-sûr, on ne sourit plus du tout !)

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Les défricheurs d’Eric Dupin

Le dernieindex2r ouvrage d’Eric Dupin, journaliste et essayiste, intitulé « Les défricheurs », nous démontre que nous sommes de plus en plus nombreux à désirer un avenir autre que celui de la seule société de consommation. Les sociologues nous appellent les culturels créatifs ou plus concrètement les « petits bobos-gaucho-écolo-classe-moyenne éduquée » Je préfère la deuxième dénomination, beaucoup plus concrète, même si elle est longue à lire!

– Remettre l’humain au centre de l’activité économique, mettre en phase sa conviction personnelle de la nécessité d’un moindre impact sur notre environnement avec ses actes quotidiens, prendre en main son avenir et ne pas attendre que quelqu’un d’autre, et l’Etat en particulier en France, le fasse – sont les points communs de cette communauté.

Les portraits sont fouillés et très réalistes : on y lit les bons et les mauvais côtés des expériences menées, dont l’objectif est de tester d’autres moteurs de production et de développement de nos sociétés. Des commencements de réponses aux questions que nous nous posons tous s’y trouvent. Bonne lecture…..

 

 

 

 

L’économie mondiale à trois vitesses

La mutation de notre monde est en route : l’article de Steve Denning, auteur de plusieurs livres sur le leadership dans l’entreprise et le management de la connaissance, décrit très simplement les trois économies qui cohabitent actuellement dans le monde, leurs buts respectifs et l’avenir de chacune d’elles : Economie Traditionnelle, Capitalisme Financier et Economie Creative. Cette dernière va prédominer dans les prochaines années! L’intégralité de l’article est ici.   L’Economie Creative vous séduit-elle ?…….

Des entrepreneurs locaux qui conjuguent économique et écologique avec succès et bonheur

Le professeur Gilles Boeuf , récemment interviewé par l’Institut Inspire, place l’Entreprise au coeur des changements que nous devons entreprendre pour régler les problèmes environnementaux actuels. La clé de voute pour réussir est, selon lui,  » une union étroite entre chercheurs, ingénieurs et entreprises  » et plus simplement encore  » l’Humain « . Nous partageons cette idée au sein de l’agence. Pour illustrer cette notion, vous montrer que l’économique peut rimer avec écologique, et surtout que ce mariage est source de plaisir et d’innovations sans cesse renouvelées pour l’homme, voici la présentation de 2 entrepreneurs locaux que j’ai rencontré à l’IRCE lors de la clôture d’une de leurs formations. Maximilien Piteau, le fondateur de la société Avenir Bois Construction, propose des constructions en ossature bois d’origine locale et uniquement locale ! Il vous explique très vite que les bois exotiques, ça ne l’intéresse pas du tout car il ne veut pas que ces enfants lui reprochent d’avoir détruit la planète. Maximilien mettra toute son énergie pour convaincre ses clients et trouvera toujours les bons arguments et un bon compromis pour ne pas déroger à cette règle. Son équipe est d’ailleurs un moteur infaillible et une ressource sans limite d’ingéniosité et de plaisirs partagés : c’est en créant de nouveaux outils pour répondre aux particularités et à la complexité d’un chantier que son équipe se motive. Un cercle vertueux et une belle alchimie ! Philippe Million, le gérant de la société Everest Isolation, cherche à diversifier les matériaux qu’il utilise pour isoler les bâtiments de ses clients non seulement par souci de rentabilité mais aussi pour assurer la pérennité de son approvisionnement et proposer des produits de plus en plus performants. Aucune notion écologique dans tout ça pour l’instant ! Philippe propose les produits isolants classiques comme la laine de verre minérale et la laine de roche pour leurs propriétés isolantes. S’il propose la fibre de bois et la ouate de cellulose, c’est d’abord parce que leurs performances sont encore meilleures que les deux premiers isolants et qu’elles sont plus adaptées aux techniques de pose employées par sa société. Il utilise l’argument écologique dans un second temps : pour les deux premières, elles sont fabriquées à partir de sources minérales naturelles abondantes et recyclables à l’infini. Pour les deux autres, le bois et le papier recyclé nécessitent en plus peu d’énergie pour les fabriquer. C’est parce que Philippe est curieux, qu’il n’a pas peur de découvrir de nouveaux horizons, qu’il réussit à allier économie et écologie. Il teste de nouveaux isolants comme la laine de mouton, les vêtements usagés ou les déchets de la distillation de lavande, qu’il trouve facilement dans son environnement local. En y regardant de plus près, et en guise de conclusion, c’est la Nature qui leur propose la meilleure solution ! On peut dire que la démarche de ces deux entrepreneurs est totalement biomimétique !………….