La naïveté française

Ne manquez pas cet article de François Nemo sur l’avenir de nos startup et entreprises du numérique, qui reprend une idée qui nous est chère à l’agence : Nos excellents ingénieurs et experts doivent comprendre rapidement que ce n’est plus seulement la technologie qui permettra le développement et le succès de leur startup ou leur entreprise, mais bien le décryptage et la compréhension de son écosystème. Il y a nécessité de prendre de la hauteur ou de changer d’échelle !
La nature a expérimenté avec succès ce changement d’échelle à travers la complexité qu’elle a déployé depuis des millions d’années. L’exemple des fractales est saisissant de simplicité.

La transformation du capitalisme

Le capitalisme multiforme est une nouvelle fois en phase d’adaptation.

Il faut lui reconnaître une exceptionnelle capacité d’évolution qui explique pour beaucoup son apparente victoire par KO sur tous les autres systèmes économiques.

Les potentialités dégagées par les innovations et les défis qui se présentent (mondialisation – fin des énergies fossiles – réchauffement climatique – démographie – Interconnexions) touchent toutes les structures quelles que soient leur taille, leur localisation, leur activité, leur positionnement. La question n’est plus : « faut-il plonger dans l’océan des changements à venir mais plutôt comment nager ? »

Historiquement, le capitalisme a d’abord été familial, puis industriel ; il est devenu transcontinental et financier.

Ainsi que le démontre André Gortz[1], la séparation du travailleur et de son outil de travail, la division du travail, qu’elle relève du taylorisme ou des soviets, est à l’origine de la surproduction et de la surconsommation.
–   Surproduction car chacun n’a plus la conscience de l’entièreté de son « ouvrage ».
–   Surconsommation car les produits achetés deviennent de nouveaux repères qui nous positionnent sociologiquement les uns par rapport aux autres.

Daniel Cohen a expliqué le stade ultime de la division du travail. Les fonctions de l’entreprise sont maintenant éclatées dans le monde poussant à son maximum la perte d’identité des entreprises qui ne font plus chacune que des « morceaux de valeur ajoutée ». Le bureau d’étude est dans un pays, la fabrication dans un autre, le service consommateur dans un 3ème sans que l’ingénieur ne croise plus le responsable RH ou l’ouvrier ou le service après-vente.

Cette analyse concerne beaucoup et de très grandes entreprises dont les marques nous sont familières. Pourtant, il est difficile et réducteur de parler des entreprises en général. Qu’ont de commun celles dirigées par des fonds d’investissement, filiales de filiales, dont les salariés connaissent à peine ceux qui les dirigent, et celles qui composent le capitalisme patrimonial.

Les dirigeants des premières ne sont que de passage, quelques années le temps de prendre ce qui est à prendre puis de revendre l’entreprise par appartement. (Le départ de Michel Bonnet, pdg d’Alcatel Lucent, en est l’exemple type.)

Les secondes ont un seul objectif, qui supplante tous les autres, la pérennité …. Ce qui est l’opposé de l’immobilisme.

Ainsi, selon le principe Darwinien de sélection des espèces, ce ne sont pas les entreprises les plus grosses ni les plus rapides qui survivront mais celles qui sauront s’adapter au nouveau monde.

Quand il n’est pas étranglé par des donneurs d’ordre, le capitalisme dans sa forme patrimoniale dispose intrinsèquement des ressorts nécessaires à l’évolution. Ces mêmes ressorts, ces mêmes méthodes pratiquées maintes fois permettent de nouveau à ces entreprises de créer de nouveaux produits ou services, d’imaginer de nouveaux modèles économiques pour survivre à la 3ème révolution industrielle.

Cette recherche de pérennité amène des comportements très « durables » qui trouvent leur pendant dans le monde du vivant :
–   Optimiser plutôt que maximiser
–   Evoluer en permanence mais éviter les changements brutaux
–   Collaborer plutôt que combattre
–   Rentabiliser toute dépense
–   Ne consommer que ce dont on dispose
–   Faire des réserves en prévision des temps difficiles
–   Etre multitâche
–   Collaborer
–   Grandir ensemble
–   Réutiliser

Le capitalisme va survivre, sous une nouvelle forme, que nous voyons biomimétique pour que l’économique soutienne le social et l’environnemental.


[1] André Gortz « Ecologica »

Catherine De Wolf et Etienne Klein : le monde de demain

2 articles récemment lus dans la newsletter de Soon Soon Soon me donne matière pour réagir : Etienne Klein , lors de la Up conférence, dit : « La société n’imagine plus son futur, elle n’a pas de projet collectif. De ce fait, aujourd’hui, l’innovation est mise en avant pour elle-même. L’idée est d’innover pour innover, et non pour remplir un objectif. Or il faut donner une finalité à l’innovation, sinon elle est mortifère. Il est nécessaire d’avoir un imaginaire. »

Le futur de notre société, le projet collectif en mesure de la mobiliser, passe de manière certaine par la protection de notre planète. Catherine De Wolf, ingénieur architecte au MIT, l’appelle écologie.

Peu importe les termes employés, l’essentiel consiste à concentrer toutes ces belles énergies créatives humaines vers l’action !!!

 

 

 

 

L’humour est-il la meilleure façon de sensibiliser le public aux questions d’écologie ?

Protea Celia

 

Emotion et répétition sont les deux ingrédients indispensables à la mémorisation d’un message et à l’évolution des comportements. L’émotion peut-être dans la menace, la crainte de ce qui nous attend ou dans le rire, la joie. Dans les 2 cas, c’est le sens de l’urgence qui doit être compris …… A la différence près que c’est plus agréable de comprendre en souriant ! Ce n’est sans doute pas un hasard si cette campagne est née en Asie.

En Chine, une superficie grande comme 2 fois la France est devenue tellement irrespirable que l’on envisage de créer des villes sous cloche rassemblant les conditions climatiques de la méditerranée avec soleil garanti (là bien-sûr, on ne sourit plus du tout !)

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Les défricheurs d’Eric Dupin

Le dernieindex2r ouvrage d’Eric Dupin, journaliste et essayiste, intitulé « Les défricheurs », nous démontre que nous sommes de plus en plus nombreux à désirer un avenir autre que celui de la seule société de consommation. Les sociologues nous appellent les culturels créatifs ou plus concrètement les « petits bobos-gaucho-écolo-classe-moyenne éduquée » Je préfère la deuxième dénomination, beaucoup plus concrète, même si elle est longue à lire!

– Remettre l’humain au centre de l’activité économique, mettre en phase sa conviction personnelle de la nécessité d’un moindre impact sur notre environnement avec ses actes quotidiens, prendre en main son avenir et ne pas attendre que quelqu’un d’autre, et l’Etat en particulier en France, le fasse – sont les points communs de cette communauté.

Les portraits sont fouillés et très réalistes : on y lit les bons et les mauvais côtés des expériences menées, dont l’objectif est de tester d’autres moteurs de production et de développement de nos sociétés. Des commencements de réponses aux questions que nous nous posons tous s’y trouvent. Bonne lecture…..

 

 

 

 

L’économie mondiale à trois vitesses

La mutation de notre monde est en route : l’article de Steve Denning, auteur de plusieurs livres sur le leadership dans l’entreprise et le management de la connaissance, décrit très simplement les trois économies qui cohabitent actuellement dans le monde, leurs buts respectifs et l’avenir de chacune d’elles : Economie Traditionnelle, Capitalisme Financier et Economie Creative. Cette dernière va prédominer dans les prochaines années! L’intégralité de l’article est ici.   L’Economie Creative vous séduit-elle ?…….