Mains adulte BB

« C’est Humain ! » : Un drôle de titre pour le sujet indéniablement le plus sérieux de notre blog !

Car l’homme est au coeur de nos réflexions, il est à la fois le point commun et le lien qui relie les différents sujets traités dans ce blog.

En commençant par l’innovation, que l’on peut définir comme l’invention qui rencontre le marché. Sans l’homme, pas de marché ! CQFD. Une innovation n’est véritablement durable que si, après avoir fait une analyse marketing, l’homme s’inspire de la nature pour créer. 

Quant à la thématique de la créativité, c’est une des aptitudes différenciantes pour l’homme de l’animal ou des végétaux. Créer, d’après Wikipédia, c’est tirer quelque chose du néant, faire de rien quelque chose, ou encore donner l’existence à quelque chose qui n’existait pas auparavant.

Ce mot renvoie à des symboles très forts : – le plaisir – la motivation – le dépassement – l’énergie – la vie – l’avenir – et aussi à la naissance, c’est à dire notre propre origine ! C’est peu dire !

Le biomimétisme est un outil créé par l’homme et pour l’homme. Pour faciliter notre transition vers la 3ème Révolution Industrielle de Jérérmy Rifkin. Pour nous aider à vivre en harmonie avec notre environnement et le reste de la planète. Nos questions sans réponse au problème de développement durable sont sous nos yeux, dans notre environnement tout proche : nos animaux de compagnie, nos jardins, le parc dans lequel nous faisons notre jogging tous les matins, les nuages et les oiseaux dans le ciel, les poissons dans les aquariums, la pluie ou la neige qui tombe, les bourgeons des arbres, les rayons du soleil qui nous réchauffent l’hiver,……

Marketing, communication, conduite du changement ou analyse stratégique puisent leurs raisons d’être dans les sciences humaines. Même si leurs objectifs finaux sont très rationnels : vendre plus, rendre l’entreprise plus rentable, prévoir les chiffres d’affaires des prochaines années, trouver de nouvelles parts de marché, c’est l’irrationnel, l’intuition, la sensibilité qui permettront au dirigeant de prendre ses décisions et de mener son entreprise vers la réussite, au manager de surpasser les performances de ses collègues en motivant ses collaborateurs à donner le meilleur d’eux mêmes. L’expression « faire ses humanités » n’a plus lieu d’être et est devenue désuète. Pourtant, elle traduisait bien la nécessité de disposer de connaissances permettant de comprendre la complexité de l’humain.

Pour cette raison, au sein de StrateGo, nous employons l’expression « humanités managériales » qui englobe toutes les compétences de l’homme et pas seulement celles de son cerveau gauche, cartésien et logique ou celles de son cerveau droit, imaginatif et irrationnel. Cette image de notre cerveau est bien évidemment trop simpliste. Mais elle permet de mieux appréhender nos différents types de compétences et de comprendre combien elles sont complémentaires et non en opposition. Comme le Yin et le Yang ! Imbriqués et formant un tout.

Enfin, la transition vers un monde soutenable ne sera possible qu’avec l’homme et grâce à l’homme. N’oublions pas que notre planète bleue existe depuis plus de 3,8 milliards d’années ; qu’à cette échelle, notre espèce est apparue depuis très peu de temps! N’oublions pas surtout que des espèces se sont déjà éteintes ! Nous pourrions donc disparaitre de la surface de la Terre bien avant que cette dernière ne s’éteigne !

Evidemment, aucun d’entre nous ne souhaite que l’espèce humaine ne disparaisse. Aussi, plutôt que de camper sur nos positions ou de maugréer sur les autres, soyons courageux et voyons le verre à moitié plein. Prenons nos responsabilités ! Prenons notre avenir et celui de nos enfants en main !
Nous vivons une époque formidable : les plus ou moins fortes contraintes que chacun d’entre nous ressent sont en fait de véritables opportunités pour donner à l’espèce humaine de nouvelles perspectives enthousiasmantes et un futur serein. Les jeunes des pays européens et les jeunes américains l’ont très bien perçu !

En guise de conclusion, et pour convaincre définitivement les sceptiques qu’un petit effort mène toujours à un supplément d’âme, nous donnons la parole à Paul Hawken à travers son discours « Vous êtes géniaux, et la planète embauche ! » qu’il a donné aux étudiants de la promotion 2009 de l’Université de Portland lors de leur conférence inaugurale du 3 mai 2009. (Discours traduit en français par l’Institut Inspire)

Quand l’économiste Esther Duflo devient conseillère du Président Obama

 

Esther Duflo l’économiste française, a un succès fou aux USA : le magazine FORTUNE l’a classée parmi les 100 femmes les plus influentes du monde et elle vient d’être nommée conseillère auprès du président Obama.

Et pour cause : à la différence de ses confrères économistes, Esther Duflo ne cherche pas seulement à élaborer une nouvelle et nième théorie pour expliquer les racines de la pauvreté. Après avoir fait les analyses et les constats, elle continue à aller de l’avant en testant sur le terrain des solutions et vérifier ainsi ses hypothèses.

 

Le pourquoi et le comment !

Le premier objectif de ses recherches est le même que pour tout autre économiste : décrypter le fonctionnements des systèmes économiques mondiaux et trouver les raisons à l’origine de leurs dysfonctionnements. Ou plus simplement : le pourquoi !

Son originalité réside dans le mode opératoire qu’elle emploie : elle vérifie sur le terrain la véracité de ses hypothèses et cherche des solutions aux problèmes qu’elle rencontre. Elle essaie de répondre à la question : comment ? en restant pragmatique, très opérationnelle, en recherchant le côté utile et l’efficacité des résultats. Elle a choisi entre l’efficience de son travail et sa notoriété personnelle. Elle ose prendre le risque que ses hypothèses soient fausses : cette méthode d’essais sur le terrain lui permet d’aller jusqu’au bout du métier de scientifique.

 

La technique des essais-erreurs

Elle lui permet surtout de coller aux caractéristiques de l’économie aujourd’hui mondialisée, qui est devenue complexe. au sens propre de ce mot. Un système complexe se définit par plusieurs caractéristiques dont deux nous intéresseront particulièrement ici. En premier lieu, tout système complexe intègre son environnement et les perturbations qu’il subit. Dans notre économie mondialisée, il est aisée de comprendre que les perturbations dans un pays impactent rapidement l’économie des autre pays.

La deuxième caractéristique du système complexe réside dans sa capacité d’auto régulation. Les citoyens du monde nous prouvent au quotidien qu’ils sont capables, à force de créativité, de réguler l’économie.

Pour illustrer ces deux idées, intéressons-nous au domaine de prédilection d’Esther Duflo, la lutte contre la pauvreté dans le monde. Les hypothèses que le chercheur va formuler sur le comportement d’un citoyen pauvre ne sont pas automatiquement celles que la personne réellement pauvre prendra au quotidien, car l’environnement et les priorités de ce dernier sont, quand on y regarde à deux fois, logiquement différentes de celles auxquelles le chercheur pensera. Il peut difficilement se mettre à la place du citoyen pauvre. Trop de paramètres, qui ne sont pas tous connus du chercheur au moment de son analyse, peuvent influencer la prise de décision du citoyen pauvre.

En testant en permanence les hypothèses sur le terrain, Esther Duflo peut en vérifier la pertinence très aisément tout au long du processus de recherche. Sa méthodologie « colle » à la réalité changeante de notre monde en pleine mutation.

 

Des qualités pédagogiques

Enfin, Esther Duflo possède indéniablement des qualités pédagogiques en démystifiant l’image de l’économiste, qui apparaît si souvent aux yeux de chacun comme un expert difficile à comprendre et dont les explications de texte sont réservées aux initiés. Quand elle utilise le terme de plombier pour définir son métier, ce n’est pas anodin : tous les non spécialistes comprennent très aisément de quoi elle veut parler. Même si le terrain de jeu de l’économie n’est rien moins que le monde entier, en utilisant des images très simples et communes à tous, elle rend cette science abordable et sexy ! Elle donne envie d’en savoir plus ! Un très bel exemple d’optimisme !

Quelle efficacité le biomimétisme !

Parce qu’elle a 3,8 millions d’années d’expérience, parce qu’elle fait appel à nos émotions, l’innovation biomimétique est probablement la démarche d’innovation la plus enthousiasmante et la plus efficace qui soit.

En amont de la recherche de solution, le biomimétisme mobilise les équipes par le défi qu’il y a à innover comme la nature l’aurait fait. Le biomimétisme est ludique et mobilise nos souvenirs d’enfant curieux des choses naturelles, observateur des feuilles sur lesquelles glisse l’eau, des fourmis qui déplacent plusieurs fois leur poids, des chats qui retombent sur leurs pattes ……

En aval de l’invention, l’innovation biomimétique séduit et lève les freins au changement car elle est simple, ergonomique, économique et esthétique.
La démarche d’innovation biomimétique considérée comme un guide et non comme un carcan est efficace, permet l’adaptation et l’amélioration permanente. La nature séduit par sa beauté et sa simplicité, par son évidence, elle utilise (gratuitement) les lois de la physique.

Au-delà de l’innovation elle-même c’est toute l’entreprise qui en est transformée et qui adopte un nouveau mode de régulation qui la fera progresser continuement.

En somme, le biomimétisme apporte les réponses à tous les défis que l’entreprise se doit de relever pour être dans l’Océan Bleu et y rester (NB : W. Chan Kim et Renée Mauborgne ont créé le paradigme de l’Océan pour décrire le contexte concurrentiel dans lequel évolue l’entreprise, l’Océan Rouge désigne un marché très agressif et concurrentiel, l’Océan Bleu un marché peu concurrentiel).

Il est utile à chaque fonction de l’entreprise ( R&D, Production, Marketing, Communication, Ressources Humaines ) et permet à la direction générale une forte valorisation de l’image de marque de la société et la transmission de valeurs fortes : éthique, responsabilité sociétale et environnementale.

Le marketing durable

Le premier rôle du marketing est d’anticiper les besoins et les attentes du client final pour valoriser l’innovation sur son marché.

Pour passer de l’idée au marché, pour que l’invention devienne une innovation, elle doit être rentable. C’est le deuxième rôle du marketing.

En troisième lieu, le marketing est le communicant de l’entreprise, en externe comme en interne, et à tous les niveaux pour éviter les déperditions d’énergie dues aux freins au changement et fédérer toutes les parties prenantes vers un seul et unique cap.

Adopter une démarche biomimétique, quand on lance un projet d’innovation, c’est augmenter la probabilité de le concrétiser durablement, c’est assurer sa rentabilité, c’est faciliter sa mise en oeuvre en limitant les freins au changement.

  • Améliorations continues plutôt que révolution dont on ne maîtrise pas les effets.
  • Créées dans et par l’entreprise plutôt qu’avec des directives arbitraires venant de l’extérieur.
  • Acceptant les essais, les erreurs et les corrections.
  • Créatrice de valeur ajoutée grâce à de nouveaux produits ou services.
  • Préservant la cohésion interne quand elle touche les process.

 

L’innovation durable

Pour qu’une innovation s’implante durablement dans l’entreprise, les équipes doivent être impliquées dès le début du processus. Cette démarche suppose une empathie réelle entre les membres du groupe projet pour que chacun comprenne les blocages, mais aussi les leviers qui placeront le collaborateur dans une attitude positive face à l’innovation.

Nous nous plaçons en catalyseur des compétences internes afin que l’innovation soit acceptée, reconnue puis portée par tous. Cette adhésion des équipes place l’entreprise dans une posture innovante pérenne. Ainsi, les innovations produit, service ou process, sont intrinsèquement économes, évolutives et séduisantes.

Quoi de mieux pour éveiller la créativité de chaque collaborateur que de le (re)connecter à la nature, en lui donnant les clés de ses méthodes d’innovation ! La définition de la créativité et du verbe créer est de donner la vie. Créer est à la source de la vie et nous ramène à nos origines et au plaisir.

Les entreprises ont entamé leur mue !

Certaines entreprises ont perçu le désagrément des arbitrages que nous devons faire chaque jour entre nos convictions et nos achats. Elles ont mené une réflexion complète aboutissant à des solutions durables, nous proposent de changer nos habitudes et nos achats avec des nouveaux produits ou services doublement éco-compatibles : compatibles avec notre compréhension de l’écologie et compatibles avec nos moyens économiques.

Les clients des produits ou services de ces entreprises, concilient ainsi leurs besoins, leurs envies et leurs convictions.Ces entreprises qui ont décidé de s’adapter fidélisent leurs clients en leur évitant d’être en contradiction avec eux-mêmes, leur rendent service avec des solutions qui continuent à leur apporter des plaisirs. Changer de consommation, de comportement, ne signifie plus obligatoirement « avoir du moins » mais devient « être et avoir du plus ». Les entreprises qui ont amorcé ce changement retirent, au-delà du chiffre d’affaire, une amélioration de leur notoriété, de leur image de marque et de la fidélité de leurs clients.

Dès lors, à chacun son chemin, en adoptant de nouveaux produits ou comportements chaque fois que se présente une solution attractive, impliquant peu ou pas de renoncement. C’est ce qui participe au succès des AMAP, mais aussi de nombreuses marques telles que Malongo, Nature & Découverte, Botanic, Yves Rocher, Patagonia, (liste à compléter bien sur ….)

Leurs clients ont compris, ils sont prêts à abandonner le consumérisme fou et destructeur, mais restent exigeants. Faut-il absolument renoncer au bon, au beau, à l’ergonomique, au valorisant ? Ils demandent des solutions séduisantes et compatibles avec la situation dont ils perçoivent l’urgence mais aussi avec leurs désirs. Plus que jamais, les entreprises doivent concilier toutes ces contraintes dans un environnement complexe, en perpétuel changement et ce qui plus sans faux-semblant trop dangereux depuis qu’Internet permet d’épingler les green-washers en quelques clics.

Ces entreprises, avec les outils classiques du management (marketing, publicité, finances ….), sont entrées dans la 3ème révolution industrielle décrite par Jérémy Rifkins, sans fracas, progressivement, elles en apprivoisent les contours, en détectent les potentialités et innovent durablement !

S’adaptant ainsi …… elles survivront.

Les autres entreprises, celles qui campent dans leurs certitudes « qu’il ne faut rien changer puisque l’on a toujours fait ainsi », leurs à priori dogmatiques seront mortifères. Leur ignorance de l’urgence climatique, de la rareté des ressources, de la recherche de sens par leur clients et de l’impératif de cohérence, les placeront tôt ou tard devant de réelles difficultés, leur imposant des adaptations brutales, coûteuses et très risquées.

Le changement des organisations, des produits, des approvisionnements, des circuits logistiques ne s’improvisent pas : les solutions précipitées rencontreront une grande résistance au changement ne serait-ce que par le rythme auquel ces changements devront être menés.

Dans l’économie capitaliste du XXIème siècle, les objectifs n’ont pas changé (créer de la valeur et assurer la pérennité de l’entreprise ….) Seul le contexte impose de ne plus considérer le Développement Durable comme une « patate chaude », responsabilité donnée sans pouvoir hiérarchique, mission transversale affectée sans moyens. C’est au contraire une réflexion qui doit innerver tous les domaines de l’entreprise dans le but de trouver de réels leviers de création de valeur.

Optimistes pour la suite, nous savons que la nature saura s’adapter, les entreprises aussi … enfin certaines, la vraie question étant dans quels délais.