La naïveté française

Ne manquez pas cet article de François Nemo sur l’avenir de nos startup et entreprises du numérique, qui reprend une idée qui nous est chère à l’agence : Nos excellents ingénieurs et experts doivent comprendre rapidement que ce n’est plus seulement la technologie qui permettra le développement et le succès de leur startup ou leur entreprise, mais bien le décryptage et la compréhension de son écosystème. Il y a nécessité de prendre de la hauteur ou de changer d’échelle !
La nature a expérimenté avec succès ce changement d’échelle à travers la complexité qu’elle a déployé depuis des millions d’années. L’exemple des fractales est saisissant de simplicité.

La nature : notre prochain livre pour innover

A l’agence, nous aimons  des tutoriels courts pour expliquer simplement les innovations et les nouveaux concepts : l’interview d’Idriss Aberkane, professeur à Centrale Supélec nous donne la définition du biomimétisme et de ses principes à travers des exemples très rigolos. 30 minutes de plaisir…….

Le mouvement des fourmis

Nous venons de créer ce collectif afin de montrer qu’en PACA de jeunes entreprises placent le développement durable et ses valeurs au coeur de leur stratégie : Les fourmis de Paca partie 1     et      Les fourmis de Paca partie 2 

Notre objectif est de fédérer nos compétences respectives complémentaires et nos énergies afin de faciliter la mutation vers un monde économique moins impactant pour la planète.

La sécurité et la loi vont – elles tuer Internet?

Internet est devenu pour tous un outil quotidien en très peu de temps, signe de son utilité. A tel point que certains experts en explorent les limites d’usage, comme l’avocate Jennifer Granick dans un récent article.

Si Internet était au départ le symbole de la liberté individuelle et de l’autonomie, son fonctionnement actuel s’oriente vers la propriété : quelques sociétés privées captent les données personnelles de millions d’internautes.  Il y a de plus en plus de contrôles et de lois et de moins en moins de confidentialité.

Tous les acteurs sont concernés : en premier lieu, nous, les internautes, qui cédons à la facilité : il est plus convivial de mettre ses données sur le Cloud que de penser à faire régulièrement des sauvegardes sur disque externe !!! Quand c’est trop facile, la déception n’est jamais loin…..

Nous avons, d’après Jennifer Granick, une autre difficulté :  « … elle explique que cet échec est lié au fait que notre capacité à connaître, modifier et faire confiance à la technologie que nous utilisons est limitée à la fois par la loi et notre capacité à comprendre les systèmes complexes. La loi empêche de plus en plus de bricoler, de détourner, de contourner, de regarder à l’intérieur des logiciels… »

Après l’apprentissage du code à l’école, devrions-nous aussi y apprendre les principes de la complexité ? J’en suis, pour ma part, totalement convaincue. Comprendre les systèmes complexes nous permet d’appréhender notre environnement et nos relations avec beaucoup plus de simplicité et nous apporte des réponses simples à des situations incompréhensibles, si l’on utilise seulement nos repères purement cartésiens. Je vous suggère de visiter le blog de Marc Halévy sur cette thématique.

Un exemple frappant de système complexe, que nous vous avons présenté dans un précédent article : les fractales.

La transformation du capitalisme

Le capitalisme multiforme est une nouvelle fois en phase d’adaptation.

Il faut lui reconnaître une exceptionnelle capacité d’évolution qui explique pour beaucoup son apparente victoire par KO sur tous les autres systèmes économiques.

Les potentialités dégagées par les innovations et les défis qui se présentent (mondialisation – fin des énergies fossiles – réchauffement climatique – démographie – Interconnexions) touchent toutes les structures quelles que soient leur taille, leur localisation, leur activité, leur positionnement. La question n’est plus : « faut-il plonger dans l’océan des changements à venir mais plutôt comment nager ? »

Historiquement, le capitalisme a d’abord été familial, puis industriel ; il est devenu transcontinental et financier.

Ainsi que le démontre André Gortz[1], la séparation du travailleur et de son outil de travail, la division du travail, qu’elle relève du taylorisme ou des soviets, est à l’origine de la surproduction et de la surconsommation.
–   Surproduction car chacun n’a plus la conscience de l’entièreté de son « ouvrage ».
–   Surconsommation car les produits achetés deviennent de nouveaux repères qui nous positionnent sociologiquement les uns par rapport aux autres.

Daniel Cohen a expliqué le stade ultime de la division du travail. Les fonctions de l’entreprise sont maintenant éclatées dans le monde poussant à son maximum la perte d’identité des entreprises qui ne font plus chacune que des « morceaux de valeur ajoutée ». Le bureau d’étude est dans un pays, la fabrication dans un autre, le service consommateur dans un 3ème sans que l’ingénieur ne croise plus le responsable RH ou l’ouvrier ou le service après-vente.

Cette analyse concerne beaucoup et de très grandes entreprises dont les marques nous sont familières. Pourtant, il est difficile et réducteur de parler des entreprises en général. Qu’ont de commun celles dirigées par des fonds d’investissement, filiales de filiales, dont les salariés connaissent à peine ceux qui les dirigent, et celles qui composent le capitalisme patrimonial.

Les dirigeants des premières ne sont que de passage, quelques années le temps de prendre ce qui est à prendre puis de revendre l’entreprise par appartement. (Le départ de Michel Bonnet, pdg d’Alcatel Lucent, en est l’exemple type.)

Les secondes ont un seul objectif, qui supplante tous les autres, la pérennité …. Ce qui est l’opposé de l’immobilisme.

Ainsi, selon le principe Darwinien de sélection des espèces, ce ne sont pas les entreprises les plus grosses ni les plus rapides qui survivront mais celles qui sauront s’adapter au nouveau monde.

Quand il n’est pas étranglé par des donneurs d’ordre, le capitalisme dans sa forme patrimoniale dispose intrinsèquement des ressorts nécessaires à l’évolution. Ces mêmes ressorts, ces mêmes méthodes pratiquées maintes fois permettent de nouveau à ces entreprises de créer de nouveaux produits ou services, d’imaginer de nouveaux modèles économiques pour survivre à la 3ème révolution industrielle.

Cette recherche de pérennité amène des comportements très « durables » qui trouvent leur pendant dans le monde du vivant :
–   Optimiser plutôt que maximiser
–   Evoluer en permanence mais éviter les changements brutaux
–   Collaborer plutôt que combattre
–   Rentabiliser toute dépense
–   Ne consommer que ce dont on dispose
–   Faire des réserves en prévision des temps difficiles
–   Etre multitâche
–   Collaborer
–   Grandir ensemble
–   Réutiliser

Le capitalisme va survivre, sous une nouvelle forme, que nous voyons biomimétique pour que l’économique soutienne le social et l’environnemental.


[1] André Gortz « Ecologica »

Les algorithmes naturels définis par Bernard Chazelle

Je vous invite à découvrir la vidéo de Bernard Chazelle qui nous explique simplement comment la nature va nous aider à progresser dans la connaissance et le développement des algorithmes que l’on utilise tous les jours…