Les entreprises ont entamé leur mue !

Certaines entreprises ont perçu le désagrément des arbitrages que nous devons faire chaque jour entre nos convictions et nos achats. Elles ont mené une réflexion complète aboutissant à des solutions durables, nous proposent de changer nos habitudes et nos achats avec des nouveaux produits ou services doublement éco-compatibles : compatibles avec notre compréhension de l’écologie et compatibles avec nos moyens économiques.

Les clients des produits ou services de ces entreprises, concilient ainsi leurs besoins, leurs envies et leurs convictions.Ces entreprises qui ont décidé de s’adapter fidélisent leurs clients en leur évitant d’être en contradiction avec eux-mêmes, leur rendent service avec des solutions qui continuent à leur apporter des plaisirs. Changer de consommation, de comportement, ne signifie plus obligatoirement « avoir du moins » mais devient « être et avoir du plus ». Les entreprises qui ont amorcé ce changement retirent, au-delà du chiffre d’affaire, une amélioration de leur notoriété, de leur image de marque et de la fidélité de leurs clients.

Dès lors, à chacun son chemin, en adoptant de nouveaux produits ou comportements chaque fois que se présente une solution attractive, impliquant peu ou pas de renoncement. C’est ce qui participe au succès des AMAP, mais aussi de nombreuses marques telles que Malongo, Nature & Découverte, Botanic, Yves Rocher, Patagonia, (liste à compléter bien sur ….)

Leurs clients ont compris, ils sont prêts à abandonner le consumérisme fou et destructeur, mais restent exigeants. Faut-il absolument renoncer au bon, au beau, à l’ergonomique, au valorisant ? Ils demandent des solutions séduisantes et compatibles avec la situation dont ils perçoivent l’urgence mais aussi avec leurs désirs. Plus que jamais, les entreprises doivent concilier toutes ces contraintes dans un environnement complexe, en perpétuel changement et ce qui plus sans faux-semblant trop dangereux depuis qu’Internet permet d’épingler les green-washers en quelques clics.

Ces entreprises, avec les outils classiques du management (marketing, publicité, finances ….), sont entrées dans la 3ème révolution industrielle décrite par Jérémy Rifkins, sans fracas, progressivement, elles en apprivoisent les contours, en détectent les potentialités et innovent durablement !

S’adaptant ainsi …… elles survivront.

Les autres entreprises, celles qui campent dans leurs certitudes « qu’il ne faut rien changer puisque l’on a toujours fait ainsi », leurs à priori dogmatiques seront mortifères. Leur ignorance de l’urgence climatique, de la rareté des ressources, de la recherche de sens par leur clients et de l’impératif de cohérence, les placeront tôt ou tard devant de réelles difficultés, leur imposant des adaptations brutales, coûteuses et très risquées.

Le changement des organisations, des produits, des approvisionnements, des circuits logistiques ne s’improvisent pas : les solutions précipitées rencontreront une grande résistance au changement ne serait-ce que par le rythme auquel ces changements devront être menés.

Dans l’économie capitaliste du XXIème siècle, les objectifs n’ont pas changé (créer de la valeur et assurer la pérennité de l’entreprise ….) Seul le contexte impose de ne plus considérer le Développement Durable comme une « patate chaude », responsabilité donnée sans pouvoir hiérarchique, mission transversale affectée sans moyens. C’est au contraire une réflexion qui doit innerver tous les domaines de l’entreprise dans le but de trouver de réels leviers de création de valeur.

Optimistes pour la suite, nous savons que la nature saura s’adapter, les entreprises aussi … enfin certaines, la vraie question étant dans quels délais.

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